Les 27 actes clés réalisés par l’aide-soignant au quotidien

Le décret n° 2021-980 du 23 juillet 2021 souligne des tâches obligatoires à exécuter par les professionnels de santé. Ces recommandations vont surtout à l’endroit des aide-soignantes. Ce règlement s’est implanté dans le code de la santé publique. Il met en effet l’accent sur les soins que les aides soignantes doivent réaliser au quotidien. Vous voulez prendre connaissance des 27 actes d’aide-soignant ? Cet article vous détaille les aptitudes d’un aide-soignant.

Les actes des aide-soignantes

Jour après jour, les aide-soignantes prennent en charge une série d’actions concrètes, souvent invisibles, mais déterminantes pour le bien-être des patients. Par délégation, elles assurent le changement de support et gèrent la colostomie cicatrisée. Elles ont également la responsabilité du port et du renouvellement du masque respiratoire en situation chronique, à condition de ne pas utiliser de dispositif d’insufflation ou d’exsufflation.

Leur champ d’action ne s’arrête pas là. Elles surveillent le poids des patients, calculent l’indice de masse corporelle à l’aide d’outils adaptés, suivent les menstruations chez les jeunes filles et savent mesurer le pourtour du crâne. L’hygiène oculaire fait partie de leur quotidien : nettoyage, irrigation, tout passe entre leurs mains expertes.

En matière de dépistage, elles sont formées pour lire l’intradermo-réaction dans le cadre de la tuberculose. Autre geste technique, elles procèdent au dosage de la glycémie par prélèvement capillaire ou par lecture transdermique, et mesurent le taux de bilirubine grâce à une lecture automatique transcutanée. Lorsqu’il y a urgence, elles réalisent la collecte aseptique d’urine, notamment par sonde urinaire.

L’actualisation des aptitudes des aide-soignantes

Les exigences du métier ont évolué. Depuis la réforme, les aide-soignantes bénéficient d’une formation approfondie, qui leur permet d’intervenir dans l’accompagnement des patients et l’administration des soins. Elles épaulent les personnes dans leur quotidien professionnel et adaptent leurs gestes à chaque situation.

Leur travail se fait en étroite collaboration avec les infirmiers plus expérimentés. Les aide-soignantes s’investissent dans les soins collectifs, prennent des initiatives en fonction de l’état de santé du patient et conseillent ceux qui en ont besoin. Elles réalisent un accompagnement spécifique pour les soins préliminaires, guidant, rassurant, et ajustant leur action au cas par cas.

Leur mission ne s’arrête pas à l’état de santé des personnes accompagnées. Les aide-soignantes ont aussi la charge de veiller à l’environnement proche des patients. Elles encouragent le respect des règles d’hygiène et s’occupent de la désinfection des matériaux de soins. Le travail d’équipe est central, tout comme la maîtrise du traitement des données liées aux soins.

Les tâches spécifiques des aide-soignantes

Le texte du 23 juillet 2021 détaille aussi des missions bien précises. Ainsi, les aide-soignantes assurent la pose de suppositoire pour faciliter l’élimination. Elles interviennent dans le domaine de la cosmétique thérapeutique, avec l’application de crèmes et pommades destinées à préserver la peau, en privilégiant des produits sans substances chimiques superflues.

Face à des situations chroniques, elles appliquent des mesures d’assainissement et de protection : port et renouvellement du masque, gestes pour limiter la transmission d’une maladie. Elles participent également à la mise en place d’aspiration endotrachéale sur orifice trachéal cicatrisé sans inflammation, une tâche autrefois réservée à d’autres professionnels, mais désormais intégrée à leur pratique.

En ophtalmologie, elles se chargent du renouvellement des optiques à oxygène courbe, ces lunettes spécifiques équipées d’une tubulure, sans toucher au débitmètre.

Quelques conditions de travail d’un aide-soignant

Dans certaines structures, les aide-soignantes peuvent effectuer leurs gestes sans supervision constante d’un infirmier, à condition qu’un professionnel intervienne ponctuellement et que l’état de santé du patient soit stabilisé ou d’une chronicité modérée.

Leur champ d’action s’exerce principalement en établissements médico-sociaux. Les grands hôpitaux, comme le CNHU ou les cliniques, n’appliquent pas ce fonctionnement. Pour intégrer ce métier dans ce type de structure, il faut détenir le DEAS (Diplôme d’État d’Aide-Soignant), accessible après réussite au concours. Ces professionnels, classés en catégorie B, développent des compétences spécifiques et deviennent rapidement incontournables dans l’organisation des soins.

Au fil des jours, l’aide-soignant incarne un maillon clé, discret mais déterminant, du système de santé. Dans chaque chambre, chaque couloir, leur présence rassure, leur expertise construit la chaîne des soins de demain. Qui dira le contraire en observant la confiance qu’ils inspirent, gestes après gestes, auprès de celles et ceux qu’ils accompagnent ?